In the Name of the Kids vient de fêter ses deux ans. Du coup c'est le bon moment pour arrêter le blog. C'est pas si cool que ça de juste poster des articles.
J'imagine qu'il y a une chance que je revienne, un jour, dans pas trop longtemps j'espère, pour faire des trucs plus funs que de poster des articles, j'aimerai bien faire des vidéos et faire la fête avec vous par exemple. En attendant, je manque de temps, et j'ai un autre projet en tête.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont pris part à In the Name of the Kids, en particulier BLUFRANK, et bien sûr Haleek Maul, Petit Biscuit, Låpsley, Jay Dee et Kyle de Not Blue Skies, iglooghost, Moonkay, Noo-bap, Damion Esquire, pour m'avoir accordé de leur temps pour des interviews. onlylost pour le super mix exclusif. Yuno, Velocity Bird et le maintenant disparu blog musique Electro-pépère pour m'avoir fait des playlists bien cool. Tous ceux qui ont partagé mes posts, ça me fait tellement plaisir. Merci aussi aux copains bloggeurs, Corbin de SVNSET WAVES, et les copains de Ocean of Noise et Dead Disco Dancer aussi. Merci à tous les copains et ceux que je connais moins qui ont pris le temps de lire le blog aussi, une pensée particulière à mes plus grands fans qui apprécient mes "rythmes chaloupés"
Je ne disparais pas d'internet, j'ai toujours twitter et ma boîte mail, c'est déjà ça. Je poste aussi des morceaux de temps en temps sur Dead Disco Dancer, nos sélections sont toujours excellentes.
In the Name of the Kids just turned two years old. So I guess it's the perfect time to quit. It isn't that cool just to post articles.
I guess I might come back some day, I hope I won't be too long, I want to do cooler things, like shooting videos or party with you all. I don't have much time at the moment, and I have other projects in mind.
I'd like to thank everyone who has been part of it particularly BLUFRANK, and of course Haleek Maul, Petit Biscuit, Låpsley, Jay Dee and Kyle of Not Blue Skies, iglooghost, Moonkay, Noo-bap, Damion Esquire, for letting me interview them. onlylost for making such a bomb ass exclusive mix for the blog. Yuno, Velocity Bird and the music blog Electro-pépère for making the coolest playlists ever. Everyone who has shared my posts, it means a lot to me. Thanks to my blogger buddies too, Corbin of SVNSET WAVES, and the buddies at Ocean of Noise and Dead Disco Dancer. Thanks to all my friends and those I don't know that much, thank you for reading.
I'm not leaving the internet, I have a twitter account and an email adress. Sometimes I share music on Dead Disco Dancer, we always pick the best music.
15/04/2014
09/03/2014
6NARX6AN6
GNAR est génial, juste parce qu'il rappe si bien sur des prods hyper cool, le genre qui ont des loops qui donnent envie de bouger la tête, encore et encore. Sa musique est plutôt calme, mais il a tellement de choses à dire, on sent le feu qui brûle dans ses mots. On ressent aussi que quelque chose se consume en lui, que ses sentiments sont crus. Et tout à coup, on se laisse emporter dans un tourbillon d'images, de mots et de choses qu'on cherche toujours à éviter, et de sentiments qu'on a toujours tendance à nier.
GNAR is awesome, just because of the way he spits fire on those cool beats, with those loops that make you move your head again and again. His music is quite calm, but he has so many things to say, you can feel fire in his words. You can sense that something is burning inside him, that his feelings are rough. And all of a sudden you are swept away by a tornado of images, words and things we always wish to avoid, and feelings we always tend to deny.
6NARX6AN6, 18 ans
//soundcloud
Tweet
28/02/2014
PREMIERE: Harris Cole - Disco.wav
Harris Cole revient avec un track hyper frais tiré de l'excellente compilation de Startford Ct. Comme toujours, c'est une vraie réussite qui pose une ambiance posée et parfaite pour danser pendant des heures, jusqu'à l'épuisement, à t'en donner le vertige. Avec "Disco.wav", le jeune homme parvient encore et toujours à rendre la disco et la house encore meilleures qu'elles ne le sont et qu'est-ce que c'est plaisant.
Premiere in a premiere, In the Name of the Kids is going fully bilingual as some of you asked for it.
Harris Cole is back with a super fresh track off Stratford Ct.'s brilliant compilation. It's a total success as usual, suggesting a chill ambience but perfect enough to make you dance for hours, until your head spins and you're exhausted. With "Disco.wav", the young man achieves once more to make disco and house music even better than they are and it is so good.
Harris Cole
//soundcloud
Tweet
18/02/2014
INTERVIEW: petit biscuit
- OG
- English
C'est sans doute une des plus belles découvertes que j'aie fait. La musique de petit biscuit est magnifique, sensible comme tout, tendre et émouvante. Ce garçon de 14 ans sait, malgré le fait qu'il ait composé énormément de morceaux, garder une qualité impeccable. En plus d'être particulièrement talentueux, c'est quelqu'un de vraiment gentil et très mature. Brillant.
"Disons que l'âge m'importe peu, même si voir tous ces commentaires de soutien me fait chaud au cœur, surtout sachant que je suis un garçon de 14 ans, je me dis que ce n'est que le début, et que, je l'espère, beaucoup d'autres choses sont à venir. On me dit souvent aussi que j'ai une certaine maturité musicale, que certains autres n'ont pas à cet âge-là, sûrement parce que j'ai commencé la musique à l'âge de 4 ans, pour te dire que la musique a une grande place dans ma vie. Peut-être que cet âge peut exprimer une lacune quant au fait que je n'aie pas encore assez "vécu" pour pouvoir exprimer plus de sentiments. Ma formation a été plutôt classique, j'ai commencé tout petit, dans une école de musique non loin de chez moi. Mon premier instrument a été le violoncelle, je ne saurais plus te dire pourquoi ahah, mais cet instrument m'a tout de suite plu ! Quand j'ai commencé à faire de la musique avec petit biscuit, c'était totalement différent à vrai dire, tous les coups étaient possible puisque j'avais une totale liberté sur chacun de mes instruments. Je n'ai crée petit biscuit qu'après deux ans de composition. Je composais d'abord dans ma chambre et envoyais mes sons à des copains, puis j'ai fais la rencontre d'un groupe qui m'a mis vers la bonne voie. J'ai longtemps cherché mes influences, un univers qui me correspond, et je cherche encore aujourd'hui !
Il n'y a pas particulièrement de personne qui m'inspire au-delà de la musique, mais il y a Fagz Lovecraft, un des membres 30 Minutes pour m'Essayer - le groupe qui m'a découvert il y a maintenant deux ans, quand petit biscuit n'existait pas encore - qui m'a conseillé sur les qualités humaines à avoir dans ce milieu.
J'ai du soutien de certains artistes sur Rouen comme Easy Morph, Bazarov, Tuchy Frunk et d'autres, que je remercie. Moi-même, mis à part tous ces artistes qui me soutiennent, ne suis pas très informé de la scène Rouennaise en raison de mon âge. Je sais que Korgbrain est un artiste Rouennais, il a récemment réussi à s'intégrer dans de grandes scènes avec des excellents artistes comme Stwo et Bambounou. J'échange parfois avec Korgbrain quelques mots et lui partages mes nouvelles créations. J'ai du soutien aussi aux Etats-Unis, il y a particulièrement Corbin de SVNSET WAVES et bien évidemment MAISON avec qui j'ai sorti "Frission". J'ai aussi beaucoup de soutien de LUUUL et de Mathieu de Perles de Musique qui a playlisté "The Reason" sur sa chaîne youtube, ça fait chaud au coeur sachant que je ne suis encore qu'un petit dans ce milieu ! Il y a aussi récemment LuQus de Grande-Bretagne avec qui j'ai eu la chance de pouvoir partager mes sons, il m'apporte aussi du soutien, cela fait vraiment plaisir.
Je ne peux penser que du bien de tout ce qui se développe sur internet, notamment les lives sur internet, même si l'émotion passe réellement plus face à l'artiste présent sur scène, car cela m'a permis de commencer à partager à un plus grand nombre de personnes - et surtout d'artistes - mes compositions, et de découvrir certains artistes sortant des perles mais n'ayant pas assez de notoriété pour la faire découvrir à beaucoup de monde. Ça aide vraiment chacun de nous. La musique pour moi est un moyen de faire passer un maximum d'émotions, alors oui c'est très important pour moi les émotions. Je compose souvent sous des coups de blues, alors mes morceaux, sauf pour le featuring avec MAISON, ont assez souvent reflété ma mélancolie, mais aussi ma hargne et j'essaie de faire ressortir l'espoir de chacun de mes morceaux. Je te confie qu'à présent je veux aussi montrer tout mon bonheur et ma joie, alors mes morceaux rimeront de plus en plus avec mon feeling de chaque jour quand je compose, attendez vous à plus grand !
C'est à la fois un grand plaisir de travailler avec un artiste comme MAISON que j'adore, mais assez galère pour ma part étant donné qu'on échangeait en anglais et j'avais parfois un peu de mal à me faire comprendre. Mais ça s'est dans l'ensemble déroulé comme je le sentais, on avait chacun notre propre idée et on étant assez d'accord sur chaque modification à apporter à la collab, ce serait un plaisir de retravailler avec lui !
J'ai pensé à l'éventualité de faire de la scène et certains artistes me l'ont proposé, cependant il est très dur de faire de la scène à 14 ans et je fais mon maximum pour pouvoir proposer des que possible du contenu live, malgré toutes les contraintes qui s'opposent ! Après ce peut être une très belle expérience. J'ai commencé à réfléchir à comment je présenterai mon live, je ne sais pas comment m'y prendre, je fais à la fois de la musique électronique et de la musique analogique, alors c'est très dur pour moi. Peut-être une guitare folk sur scène et un piano, des compos spécialement crées pour les lives, mais rien n'est promis, ou peut-être du mixage, je ne sais vraiment pas encore."
petit biscuit, 14 ans
//soundcloud
Tweet
It must be one of the best musicians I have ever stumbled upon. petit biscuit's music is wonderful, incredibly sensitive, tender and moving. Although this 14-year-old boy has written a lot of songs, he knows how to always make songs of the finest quality. Not only is he extrmely talented, but he is also a really kind and really mature person. Brilliant.
"Age does not matter that much to me, even if seeing all these comments of support makes me feel good, especially since I am a 14-year-old boy. I know it is only the begginint, and I hope there's a lot more coming. I was often told that I have a certain musical maturity that other people my age don't have. That must be because I have started music at the age of 4, so you know that music is really important for me. Maybe my age can lead to difficulties considering the fact that I haven't "experienced" enough to express more feelings. I learned music in a rather classical way, I started when I was little, in a music school nearby. The first instrument I learned was the cello, I cannot tell you why ahah, but I immediately like it! When I first started making music with petit biscuit, it was totally different to be honest, everything was possible as I was free to do anything with all my instruments. I created petit biscuit two years after I first started writing. At first, I was writing in my room and sent my songs to some friends, then I met a band that put me on the right track. For a long time I was looking for my influences, for a world that would match with me, and I'm still looking for it now!
Beyond music, I am not inspired by anyone in particular, though there is Fagz Lovecraft, a member of 30 Minutes pour m'Essayer - the band that discovered me two years ago back when petit biscuit did not exist - who advised me regarding the human qualities required in this field
Some artists in Rouen support me, like Easy Morph, Bazarov, Tuchy Frunk and some others, whom I am thanking. Apart from all those artists that support me, I don't know much about the Rouen music scene, because of my age. I know that Korgbrain is from Rouen, he recently managed to enter the bigger scene, with excellent artists such as Stwo and Bambounou. Sometimes Korgbrain and I talk and I share my new tracks with him. I also get support from the US, especially with Corbin from SVNSET WAVES and of course MAISON with whom I made "Frission". I also get a lot of support from LUUUL and Mathieu of Perles de Musique who shared "The Reason" on his youtube page. It makes me happy, especially since I am just new in this field! Recently, I got to share my songs with LuQus from the UK, he's also supporting me, it means a lot.
Je ne peux penser que du bien de tout ce qui se développe sur internet, notamment les lives sur internet, même si l'émotion passe réellement plus face à l'artiste présent sur scène, car cela m'a permis de commencer à partager à un plus grand nombre de personnes - et surtout d'artistes - mes compositions, et de découvrir certains artistes sortant des perles mais n'ayant pas assez de notoriété pour la faire découvrir à beaucoup de monde. Ça aide vraiment chacun de nous. La musique pour moi est un moyen de faire passer un maximum d'émotions, alors oui c'est très important pour moi les émotions. Je compose souvent sous des coups de blues, alors mes morceaux, sauf pour le featuring avec MAISON, ont assez souvent reflété ma mélancolie, mais aussi ma hargne et j'essaie de faire ressortir l'espoir de chacun de mes morceaux. Je te confie qu'à présent je veux aussi montrer tout mon bonheur et ma joie, alors mes morceaux rimeront de plus en plus avec mon feeling de chaque jour quand je compose, attendez vous à plus grand !
I can only say positive things about everything that is developping on the internet, particularly lives on the internet, even if the emotion
C'est à la fois un grand plaisir de travailler avec un artiste comme MAISON que j'adore, mais assez galère pour ma part étant donné qu'on échangeait en anglais et j'avais parfois un peu de mal à me faire comprendre. Mais ça s'est dans l'ensemble déroulé comme je le sentais, on avait chacun notre propre idée et on étant assez d'accord sur chaque modification à apporter à la collab, ce serait un plaisir de retravailler avec lui !
J'ai pensé à l'éventualité de faire de la scène et certains artistes me l'ont proposé, cependant il est très dur de faire de la scène à 14 ans et je fais mon maximum pour pouvoir proposer des que possible du contenu live, malgré toutes les contraintes qui s'opposent ! Après ce peut être une très belle expérience. J'ai commencé à réfléchir à comment je présenterai mon live, je ne sais pas comment m'y prendre, je fais à la fois de la musique électronique et de la musique analogique, alors c'est très dur pour moi. Peut-être une guitare folk sur scène et un piano, des compos spécialement crées pour les lives, mais rien n'est promis, ou peut-être du mixage, je ne sais vraiment pas encore."
petit biscuit, 14 ans
//soundcloud
11/02/2014
Harris Cole
Harris Cole fait partie de mes producteurs de funk préférés, c'est d'ailleurs un très bon pote de HARRISON, et avec ou sans lui, il fait de l'or. Ses prods à base de samples hyper biens sélectionnés et qu'il s'approprie de la meilleure manière sont ce genre de beats qui donnent automatiquement envie de danser, de balancer la tête, tranquillement. Le plaisir est total.
Harris Cole, 17 ans
//soundcloud
//bandcamp
Tweet
04/02/2014
UGLY EAR
UGLY EAR est impressionnant, ses vibes jazzy sont exquises, ses rythmes chaloupés sont époustouflants, c'est l'excellence même. Chacune de ses productions sonne comme une oeuvre d'art, un assemblage unique et parfait de bonnes choses, un bel échappatoire dans de magnifiques paysages imaginaires.
UGLY EAR, 17 ans
//soundcloud
Tweet
28/01/2014
INTERVIEW: Låpsley
Des filles comme Låpsley, il n'y en a pas beaucoup. Personne ne fait des tracks aussi beaux, qui font autant frissonner, personne ne fait des choses aussi envoûtantes, subjugantes, délicates et charmantes. Il y a cette petite chose en plus qui fait que c'est si splendide. Et bien sûr, Låpsley c'est bien plus qu'une jolie voix et des mélodies qui nous mettent dans tous nos états.
"Ça me faisait bizarre de voir que les choses aient aussi bien marché pour moi ces derniers temps, comme je faisais juste ces morceaux dans ma chambre et qu'au départ je les mettait sur internet pour mes amis qui vivent à l'étranger, je ne pensais pas que les gens aimeraient ce que je fais. J'espère que cette année se passera bien, j'ai des projets excitants, je veux faire des live et je vais avoir 18 ans.
Je pense que tout se passe bien pour le partage de la musique sur internet. Surtout avec Soundcloud, qui donne une plateforme aux musiciens qui veulent se faire connaître.
J'ai pas commencé à produire pour attirer une quelconque attention ou qu'on me connaisse, alors l'idée d'entrer dans un monde dominé par les hommes ne m'a pas traversé l'esprit. Maintenant que les gens s'intéressent à ce que je fais, je vois le fait d'être une fille comme quelque chose de positif. Je pense que la musique électronique a besoin de plus de filles qui produisent quand même, girl power. J'aimerai bien qu'il y en ait plus, la capacité à faire de la musique ne se mesure pas par le genre.
Je vois internet comme quelque chose de bien, ça connecte les gens et la musique dans le monde entier, il y a un grand mouvement créatif qui est en train de grandir.
J'ai de la chance d'habiter en Angleterre, je n'ai pas besoin de voyager beaucoup pour voir mes DJs ou producteurs préférés en live. J'ai commencé à écouter de l'électronique quand j'avais 14 ans, et beaucoup de house ambient et de garage UK. J'essaye de rester ouverte, de ne pas me restreindre à un certain genre. En ce moment, je me développe une nouvelle préférence pour la disco de la fin des années 70 et le trip hop."
Låpsley, 17 ans
//soundcloud
Tweet
23/01/2014
Crvvcks
Tout est dans le détail, dans les petits bouts de son hyper recherchés et le tourbillon de notes suaves qui composent un ensemble impeccable qui fait tout ce charme en slowmo. Crvvcks c'est parfait pour les soirées trop froides et trop sombres de l'hiver, sous les lumières des lampadaires, ou celles des spots, au milieu d'un club bondé.
Crvvcks, 18 ans
16/01/2014
Aimedeuxhaine
C'est tranquille, mais pourtant très travaillé. Ça va très bien avec tout, parfois rapide, comme quand les pensées défilent à toute vitesse et s'emmêlent, parfois à un rythme plus lent, histoire de laisser le temps de danser un peu. Et puis elles reviennent en boucle, te travaillent, la nuit, alors que t'es seul, au milieu de tes souvenirs et tes réflexions. C'est la musique pour ces moments où la solitude est ce qu'il y a de mieux.
Aimedeuxhaine, 18 ans
09/01/2014
INTERVIEW: Not Blue Skies
Not Blue Skies, c'est deux garçons, JayDee et Kyle, de Canoga Park, Californie. Membres du nouveau collectif, S O M I C O, composé uniquement d'artistes âgés de 18 ans ou moins. Leur musique est très éthérée, agréable, sage, et exquise. Ça prend aux tripes, ça va chercher au fin fond des émotions pour en faire ressortir les plus agréables, comme les pires. J'ai pu discuter longuement avec Kyle et JayDee, de Californie, S O M I C O, d'art et de plein d'autres choses qui les entourent.
Nous habitons à Canoga Park, ça fait partie de la ville de Los Angeles, je crois, mais c'est différent de Los Angeles, c'est plutôt sa banlieue. L.A., c'est des grand buildings, c'est fou, c'est bondé, alors que Canoga Park c'est une petite ville. Les gens voient L.A. comme un endroit où beaucoup de choses se passent, mais on pense pas que ce soit si spécial. J'imagine que c'est comme la vision que nous on a de l'Europe, on voit ça comme si c'était très romantique, on a une vision assez cliché. Notre image de Paris doit sûrement être la même que celles que les européens ont de Los Angeles. Kyle est déjà allé en Russie, c'était bien. On aimerait bien vivre en Europe, aussi bien que sur la côte Est du pays, c'est assez différent d'ici, même si on connaît pas trop.
Nous avons rejoint S O M I C O y a pas longtemps, c'est Corbin (le fondateur) qui a convaincu JayDee d'en faire partie. J'aimais bien l'idée de jeunes musiciens qui s'entraident. Sachant que j'écrivais tout seul au début, Kyle m'aidait parfois, et puis on a décidé de devenir un groupe. Ce qui est bien avec S O M I C O, c'est qu'on peut travailler avec d'autres artistes de notre âge, partager des choses avec eux, avoir leurs avis. C'est un peu comme une grande famille de musiciens, on est tous amis et on veut tous la même chose, ça a du sens pour nous tous. C'est bien aussi parce qu'on n'a jamais été amis avec aucun des membres du collectif, ou on était juste fans de certains, alors c'est encore mieux de partager avec ces gars. Au départ on postait nos trucs sous un autre nom sur soundcloud, on n'avait pas de promo, mais Corbin était déjà fan. Not Blue Skies est devenu plus sérieux avec la première compilation du collectif, The Beggining, et notre seul single (I Don't Love You I Swear) a eu beaucoup de succès.
On pense toujours à faire des shows, on a des idées : ce serait sûrement plus que juste quelques personnes debout sur scène, y aurait des visuels, tout un groupe, on pousserait nos morceaux plus loin, on s'amuserait, on se fixerait pas à un seul genre, ce serait quelque chose de plus risqué et de plus fun pour nous. Niveau inspirations, JayDee pense à des gens comme Dangermouse ou Damon Albarn, Kyle pense plutôt à Jack White, du rock, du punk. On prend chacun des trucs de l'autre, c'est naturel. On pense pas à un track spécifique quand on fait de la musique, on veut de la diversité, quelque chose qui va dans tous les sens, comme Gorillaz, on adore Gorillaz.
Les genres musicaux commencent à disparaître, et c'est comme ça que ça devrait être, j'aime le fait que les genres soient en train de mourir. Ça veut dire qu'on peut tout faire, et que les choses vont dans le bon sens. Ça veut aussi dire qu'il y a plus de choses à faire avec le public, les gens peuvent être surpris par un artiste s'il change sa musique, c'est super. Il faut essayer de changer, ne pas être trop confortable dans ce qu'on fait. Ne pas changer, c'est le pire, l'art doit grandir avec toi. C'est une manière d'exprimer des choses à travers des émotions et ta vie, tes expériences inspirent ta musique. Quand nous écrivons, nous démarrons avec de petites histoires, avec des personnages et des émotions qu'on trouve intéressants, des films, des choses qui valent la peine d'être partagées.
Internet c'est super, ça permet aux gens d'écouter, d'écrire, d'être inspirés. Même s'il y a des millions de personnes sur soundcloud, c'est bien, tout le monde mérite de partager ce qu'il fait, c'est mieux comme ça, c'est plus libre et plus juste, c'est plus simple comme ça. Après tout, nous sommes juste deux personnes qui aiment la musique. Les blogs aussi c'est bien, ils donnent de l'attention aux musiciens pas trop connus, ils disent aux gens "tu devrais écouter et t'y intéresser parce que c'est bien".
Internet à tout changé, la musique, tout ça, les arts visuels. Ça a rendu l'art plus important.
Pour finir, parmi les recommandations de JayDee, j'ai particulièrement apprécié su na, qui fait un travail excellent. Sinon, il a aussi cité M Λ I S О N, wwebss et Quatro
Not Blue Skies aka JayDee et Kyle, 17 ans
//soundcloud
Tweet
02/01/2014
PREMIERE: BLUFRANK - I Fell In Love Without You
BLUFRANK revient, un peu plus posé qu'à l'habitude. Avec son dernier morceau "I Fell In Love Without You", on se voit bien, la nuit dans le calme le plus total, en solitaire avec les étoiles et des flashbacks qui défilent rapidement plein la tête. En quelques minutes, il pose deux ambiances, différentes, mais qu'il arrive à faire marcher très bien ensemble, et, nous prouve, encore une fois qu'il arrive à faire de très bonnes choses en assemblant ingénieusement et astucieusement des petits bouts de plein de choses.
//soundcloud
Tweet
//soundcloud
Tweet
27/12/2013
pxlx
Je pouvais pas finir l'année sans parler de Polo. Il s'insère en plus parfaitement dans la série de très bons producteurs dont il a été question précédemment.
C'est mélancolique, sensuel, tranquille, génial. Rien à dire de plus, à chaque nouvelle sortie de Polo, c'est la réussite assurée.
En plus, Polo et Altisko se sont lancés ensemble dans un projet, deux mecs, au top du top, qui vont sans doute nous livrer des merveilles.
Polo, 19 ans
//soundcloud
//tumblr
Tweet
C'est mélancolique, sensuel, tranquille, génial. Rien à dire de plus, à chaque nouvelle sortie de Polo, c'est la réussite assurée.
En plus, Polo et Altisko se sont lancés ensemble dans un projet, deux mecs, au top du top, qui vont sans doute nous livrer des merveilles.
Polo, 19 ans
//soundcloud
//tumblr
Tweet
18/12/2013
INTERVIEW: BLUFRANK
Disco, house et pyramides : c'est BLUFRANK aux premiers abords. Ses morceaux sont un vrai délice, entre sable fin, et soleil couchant derrière le doux roulis des vagues. On se voit bien chiller et danser dessus quand le soleil viendra. Mais en réalité, derrière tout ça, y a un mec qui aimerait faire bouger les choses, les faire changer et les faire passer à un autre niveau, dans une Egypte qui ne suit pas son rythme. Voilà toutes les choses intéressantes qu'il a à dire.
J'ai toujours vécu en Egypte, actuellement, l'Egypte néglige l'art. Mais des jeunes comme nous essayent de changer cette situation de merde. La culture est plus ou moins perdue, on est devenu un mélange hétéroclite de choses complètement nulles, à cause de la désinformation des médias et de la société. Mais je pense que les choses changeront dans le futur. J'espère que tout ce que fait permettra de changer les choses. Je peux discuter ou travailler avec des gens qui veulent faire évoluer notre situation, mais c'est vraiment dur de trouver des personnes qui veulent faire quelque chose de créatif et qui sort de l'ordinaire. Ici, les gens ont peur du changement, ils ont peur qu'on rigole d'eux. Mais vouloir que les gens soient plus inventifs, créatifs et tout ça, c'est comme vouloir que tout le monde soit riche, ça n'a pas de sens. J'espère juste que les gens essayeront d'accomplir des choses plutôt que de dire qu'ils ne peuvent pas le faire.
J'aimerai travailler avec d'autres personnes, mais d'abord je dois atteindre le même niveau de respect qu'ils ont, je veux pas gâcher tout ce qu'une autre personne aura fait en travaillant avec elle.
Je déteste les scènes musicales, parce que les gens se concentrent sur le fait d'être dans le truc, et oublient la musique en elle-même, le fondement du style est important dans les scènes musicales.
Internet c'est cool et tout et ça t'aide à te faire connaître de manière indépendante, mais en même temps, y a beaucoup de conneries sur internet, ce qui fait que les musiciens indépendants se perdent au milieu de gens vraiment nuls, du coup on se dit que t'es mauvais avant même de cliquer sur les liens que tu partages. Actuellement, internet est le meilleur endroit pour partager ce que je fais, mais je dois affirmer ma place ici en faisant des shows.
Je suis à l'université en ce moment. J'espère pouvoir vivre de la musique et rester indépendant, parce que je ne rejoindrai pas un label qui essayerait de changer la direction que je veux prendre. Je veux traduire ce que je ressens dans la musique. J'essaye de faire passer aux gens les visions que j'ai, les images que je m'imagine, les histoires que je veux raconter, les secrets que je garde pour moi. BLUFRANK, c'est moi, en plus fort. Il n'y a pas de place pour ceux qui essayent d'exprimer les choses de manière vivace et authentique dans la réalité. Je m'exprime à travers la musique. Je dis pas ça pour être cliché, mais quand je compose des morceaux, j'ai pas pour but de faire un hit. Pour moi, un hit, c'est quand tout ce que je compose touche la corde sensible chez moi. J'ai plusieurs directions sur une ligne.
La musique et l'art visuel sont le meilleur moyen d'exprimer les choses pour moi. Je suis pas très bavard en général, je peux pas tout décrire avec des mots. Y a certaines émotions, des sons et des images que je peux pas exprimer autrement.
Pour mes concerts, je compte pas faire tourner les platines ou faire un mix. Je ferais un truc comme un film, quelque chose de très riche visuellement, pas juste avec un écran avec des photos complètement débiles. Un vrai show quoi. Tu te souviens quand les shows présentaient de vraies histoires et de vrais concepts ?
Maintenant, les shows c'est surtout pour pouvoir se faire plus d'argent, et le public est juste là pour boire, fumer, et ne tiennent même pas compte de ce que fait le musicien. Moi, je créerai un lien avec le public grâce à l'ambiance. Et j'espère que ce sera possible de le faire au Caire.
BLUFRANK, 20 ans
//soundcloud
Tweet
26/11/2013
△ltisko
Parmi mes jeunes producteurs touche à tout préférés, on trouve aussi l'Australien Altisko. Avec son groove nickel, ses morceaux qui transpirent d'amour tropical, ses remixes hyper frais, le garçon est excellent. On se plait tellement à écouter ce qu'il fait, on a envie de vivre dans ses morceaux longtemps, très longtemps.
△ltisko, 19 ans
//soundcloud
Tweet
12/11/2013
MIXTAPE: onlylost
Elle date la première mixtape exclusive pour In the Name of the Kids.
Onlylost s'est chargé de cette nouvelle mixtape. Découvert via la dernière compilation du blog Svnset Waves, Matt fait des morceaux simples, très plaisants, aériens et délicats.
Onlylost donne l'exclu de sa toute première mixtape à In the Name of the Kids, un premier essai très réussi : c'est chill, léger, et tout doux. Ça tire un peu de tout les côtés : on y croise Moonkay, JMSN, Dream Koala et Tvne entre autres, un vrai plaisir à écouter.
Tracklist:
Onlylost s'est chargé de cette nouvelle mixtape. Découvert via la dernière compilation du blog Svnset Waves, Matt fait des morceaux simples, très plaisants, aériens et délicats.
Onlylost donne l'exclu de sa toute première mixtape à In the Name of the Kids, un premier essai très réussi : c'est chill, léger, et tout doux. Ça tire un peu de tout les côtés : on y croise Moonkay, JMSN, Dream Koala et Tvne entre autres, un vrai plaisir à écouter.
Moonkay - Liek U
Dream Koala - We Can't Be Friends
JMSN - Love and Pain (Tulpa Remix)
Insightful - Translations
The Weeknd - Professional (HAARPS Bootleg)
Tvne - Soul
Mariah Carey - Lead The Way (onlylost Remix)
Marques Houston - Naked (Lil Sad x Bear//Face Remix)
JMSN - Love and Pain (Sango Remix)
Blackedout - You Don't Understand
Merci Matt aka onlylost, 18 ans
//soundcloud
//bandcamp
Tweet
Dream Koala - We Can't Be Friends
JMSN - Love and Pain (Tulpa Remix)
Insightful - Translations
The Weeknd - Professional (HAARPS Bootleg)
Tvne - Soul
Mariah Carey - Lead The Way (onlylost Remix)
Marques Houston - Naked (Lil Sad x Bear//Face Remix)
JMSN - Love and Pain (Sango Remix)
Blackedout - You Don't Understand
Merci Matt aka onlylost, 18 ans
//soundcloud
//bandcamp
29/10/2013
HΛRRISON (aka Bunkum)
Si c'était pas assez clair, j'ai une passion sans fin pour les producteurs qui savent tout faire. Nouveau sur la liste, Harrison, qui est du genre à utiliser allègrement le tag "future funk" pour qualifier ses morceaux sur soundcloud, mais pas que. Harrison est brillant : si parfois on se retrouve à onduler son corps en douceur, d'un morceau à l'autre, on pourra aussi se poser confortablement et apprécier ce qui se passe.
Comme si ça ne suffisait pas, le garçon joue aussi sous le nom de Bunkum, des morceaux plus sensuels, et incroyablement agréables.
HΛRRISON, 18 ans
//soundcloud
//bandcamp
//Bunkum soundcloud
Tweet
01/10/2013
TΛJΛN
Tajan, 17 ans
//soundcloud
Tweeter
07/08/2013
INTERVIEW: iglooghost
J'ai récemment pu discuter avec iglooghost, un mec cool qui fait énormément de choses, et se dit sans doute qu'il pourrait en faire plus s'il n'habitait pas au fin fond de l'Angleterre, et surtout s'il changeait de continent pour être aux Etats-Unis. C'est aussi un garçon qui fait des morceaux venus de l'espace, et dessine dans ses créations de longs voyages entre les étoiles à éviter des astéroïdes. Ça sonne comme un Flying Lotus junior.
Du coup, une des premières choses que je lui ai dit est que "ce que tu fais me rappelle beaucoup Flying Lotus"
A lui de se lancer : Absolument. Je suis un vrai fan. J'ai tous les morceaux qu'il a sorti. Genre je suis ce mec qui ripe ses dj sets et qui exporte des morceaux jamais sortis en .wav ou peu importe.
A part FlyLo, j'écoute évidemment la scène de Los Angeles avec Brainfeeder : Samiyam, Jeremiah Jae, Madlib, Daedelus, Shigeto, Mike Gao, Mndsgn, Teebs. Ou d'autres groupes comme Bloc Party, Wavves, Deerhunter, Death Grips, Pixies, Sonic Youth, Cap'n Jazz, TV On the Radio, Animal Collective, My Bloody Valentine, ce genre de trucs. J'écoute aussi pas mal de choses genre drone, ambient comme Tim Hecker, Yellow Swans, Stars Of the Lid, Love Lies Crushing. Ouais.
Avant je faisais de la musique qui sonnait comme si ça pouvait sortir de certains albums de FlyLo. Je suis le genre de mec qui écoute tellement un album que je finis par le chop & screw pour que ça ait l'air d'être un autre album. Parfois je faisais même de faux morceaux qui passeraient bien dans l'album. Et ma musique en découle, plus ou moins. Maintenant, j'essaye pas de faire une réplique de quoi que ce soit, évidemment, mais pour être honnête, la plupart de mes goûts musicaux - à part l'électronique, le jazz ou l'ambient - ne s'infiltrent pas vraiment dans ma musique. C'est assez dur de faire des beats avec des influences de ... disons krautrock. Mais pour les accords je m'inspire beaucoup de free jazz bizarre ou de la soul de Chicago.
Je cherche beaucoup de nouvelles choses à écouter. J'ai une longue liste de trucs que j'ai pas encore écouté. Je trouve ça triste qu'il y ait peut-être un album, quelque part, qui changera les choses de manière drastique pour moi, mais que je ne l'écouterais jamais. Alors j'essaye d'écouter le plus de trucs possible venant de différentes époques, pays, tout ça. Je découvre de nouveaux trucs avec Last.fm, des interviews, j'explore une certaine scène, un certain mouvement, chez un disquaire, peu importe.
Grâce à Soundcloud, Bandcamp et tout, on voit plus de jeunes producteurs à un stade précoce. Longtemps avant, ces kids ne seraient pas partout sur internet alors qu'ils viennent de commencer. C'est quelque chose de bien et de mauvais évidemment, mais ça veut aussi dire que des sites comme Soundcloud, Bandcamp sont saturés comme pas possible. Aussi beaucoup d'entre eux sont merdiques ... naaaah je rigole, mais c'est cool. Les logiciels sont super simples à trouver avec genre les torrents et tout, alors les kids apprennent beaucoup plus tôt à les utiliser. Heureusement ça veut dire que tout le monde prend une longueur d'avance et l'électronique devient meilleure en général. Mais je ne suis pas voyant ou quoi. xxyyxx est devenu connu quand il était assez jeune. C'est probablement un bon exemple pour ce genre de trucs. J'aime bien ce mec.
Je peux pas dire quoi que ce soit à propos des scènes dans les villes parce que je vis au milieu d'un putain de trou, ce qui est naze.
C'est toujours assez dur de pouvoir faire des shows si t'es un kid j'imagine. Les kids ont l'air nuls, ils ont d'énormes têtes et de petits corps ... oh ouais, j'ai vu une interview avec xxyyxx, il disait qu'il avait joué dans un club, mais il a dû attendre dans une pièce parce que c'était 18+ hahaha. C'est naze.
Je vis dans une ville abandonnée de merde au fin fond du Royaume-Uni, pleine de vieux blancs agonisants et de bouffons. Les kids en Angleterre sont surtout dans cette esthétique "indie" bizarre. Tout le monde s'habille en quelques sortes comme ce que les gens autre part appelleraient "hipster" - sauf que pratiquement tous les adolescents s'habillent comme ça. C'est étrange, c'est devenu le nouveau normal, en vrai. C'est tout ce truc à la Tumblr de merde. De toute façon, tout ce truc esthétique vient avec la musique : c'est ce qu'on appelle "lad-core" - TNGHT, Flosstradamus, Disclosure, le wubstep. C'est assez nul. TNGHT sont des mecs cool quand même.
Sinon y a des kids qui écoutent cette tendance bizarre du genre faux indie pop, comme The Lumineers, Mumford and Sons, Imagine Dragons, ce genre de merdes. Des trucs vraiment vraiment horribles. Y a aussi beaucoup de filles qui se teignent les cheveux et qui prétendent écouter Joy Division et The Smiths, des filles de Tumblr quoi. C'est dommage que beaucoup de groupes aient une mauvaise empreinte attachée à eux, mais peu importe. Mes amis écoutent des trucs cool je pense ... j'ai l'air d'un connard en colère hahaha. Nah, les kids sont biens. Ce sont des mecs biens. J'essaye de ne pas parler de musique dans la vraie vie de peur d'avoir l'air d'un connard qui va sur /mu/ ou je sais pas quoi.
Je fais de la musique d'une manière tellement bizarre que ce serait probablement dur pour moi de faire ... disons un truc inspiré de la trap. En fait, en parlant de ça, y avait un moment où j'essayais de faire de la musique comme Giraffage, mais c'était vraiment médiocre. C'est trop ennuyant à faire. Je me dis qu'il faut laisser ces trucs-là aux rois de ce domaine. Pourquoi s'embêter à faire de petites répliques de merde ? J'essaye juste de faire des choses que je trouve cool. Si quelque chose que je fais sonne cliché je vais essayer d'arranger le truc.
C'est assez dur de faire passer quelque chose à travers de la musique uniquement instrumentale, mais mes beats sont surtout inspirés de trucs minuscules. Genre je vois un arbre ou autre chose et j'ai une idée. Ha, ça a l'air bizarre. Ma musique est habituellement inspirée par de la musique qui existe déjà, mon humeur, des trucs débiles ... je veux juste créer des atmosphères pour que les gens puissent faire leurs trucs dedans. Si je rappais ou chantais ce serait probablement une histoire différente.
J'ai un album avec le rappeur Milo qui est presque fini. J'ai quelques potes avec qui je fais des trucs. J'ai pu bosser avec Milo parce que je lui ai envoyé des beats un jour et il a aimé. C'était incroyable, j'écoutais ce qu'il faisait depuis déjà un an. Ça me fait toujours bizarre. Grâce à lui, j'ai eu Kool A.D. (de Das Racist) sur un morceau. C'est diiingue. J'ai eu Open Mike Eagle aussi. Tous ces mecs que même mon père écoute.
Je suis comme le petit garçon du crew de Milo où y a plein de gens bizarres et cool. J'ai fait ce truc avec ce rappeur, Erik Dinosaur pendant un moment, et j'ai un EP avec Riley Lake.
Je suis dans ce collectif qui n'a pas vraiment de nom pour l'instant, mais on va sortir une tape bientôt je pense. Y a toute une bande de producteurs dans le collectif. C'est Hitmayng qui a démarré, il fait des trucs de diiiiingue. Je suis le seul mec du Royaume-Uni. Les autres sont surtout du Wisconsin et de la Californie. Je vais tenter de vivre à L.A. dans disons un an, pendant un mois, avec mes maigres économies. Parce que l'Europe c'est de la merde.
Je suis jamais allé aux Etats-Unis, je suis pas allé plus loin que la France, et c'était un voyage de classe hahaha. Je pense que les scènes aux Etats-Unis sont incroyablement géniales, je les envie vraiment. Les scènes hip hop sont putain de florissantes aux Etats-Unis. On a des trucs cool à Londres dans l'électronique, mais je sais pas ... je vivrais là-bas très probablement pour mes études. Si je vais à Londres ce serait d'une part pour la musique et d'autre part pour l'université.
Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont fait des trucs de dingue depuis le début. J'écoute aussi beaucoup de blues africain. Y a ce blog qui s'appelle Awesome Tapes From Africa qui upload des albums africains un peu bizarres qui ont été oubliés. C'est tellement bien. J'aime beaucoup les trucs avec des percussions d'Amérique du Sud. Et aussi des tas de trucs dub, reggae, krautrock. Y a des trucs biens à chaque coin du monde. La scène hip hop française est cool d'après ce que j'ai entendu, y a ce groupe, Hocus Pocus ... ils jouent des trucs genre boom bap avec de vrais instruments. C'est super bien. J'aime bien le hip hop français jazzy, de ce que j'en ai entendu. J'en ai pas écouté plus sinon, je sais pas. Y a une boutique où je vais, 71 Queens qui vend des vêtements genre vintage ou peu importe. Et le mec qui tenait le magasin passait tout le temps du hip hop jazzy français. C'était énorme. Je suis pas un de ces kids "real hip hop blablabla" mais le boom bap semble faire flipper les adolescents. Ils sont perturbés par le manque de percus à la trap music. La trap c'est super bien, comprends-moi bien. Tout a son temps et sa place.
Pour finir l'interview, iglooghost m'a demandé de partager son tout dernier clip qu'il a shooté avec son pote Luke.
16/05/2013
Planetarian
Planetarian est un de ces petits qui se penche vers tous les genres, tire ses influences de partout et parvient à les compiler comme il faut pour donner quelque chose de différent. Planetarian, lui, fait quelque chose d'aérien et calme, quelque chose qui fait du bien.
Ce qu'on retrouve avec son premier album, où dans chaque morceaux, il peint son monde, dessine des bouts de sa vie, se confie timidement. Et c'est tellement bien fait qu'on entre facilement dans son univers et qu'on a très envie d'écouter tout ce qu'il a à dire.
Planetarian, 16 ans
//soundcloud
//télécharger Planetarian (album)
Tweeter
14/04/2013
INTERVIEW: Noo-Bap
Ça faisait longtemps.
J'ai pu avoir une conversation avec le garçon qui se cache derrière le nom de Noo-Bap. Il a beaucoup parlé de sa ville, une des plus grandes du Canada et m'a expliqué certaines de ses particularités. On a aussi abordé des sujets qui reviennent souvent, mais ce qui était cool, c'est de découvrir une tout autre vision sur ces choses que sont la musique et internet. Alors je vous invite à les découvrir à votre tour, tout en écoutant les morceaux calmes, mais mystérieux de Noo-Bap.
MONTREAL
Niveau musique, ici, on trouve beaucoup d'artistes, surtout de hip-hop, et des producteurs qui touchent tous les genres. "Et la musique ambiante ou le Piu Piu, comme on l’appelle dont on va entendre parler si on se renseigne sur Montréal". Un jour, pendant un set, Vlooper a crié "'we make Piu Piu music", et le Piu Piu s'est répandu à la centaine d'artistes qui se sont jusqu'à maintenant placés sous l'étiquette Piu Piu. "Basically c'est de Montréal, si tu fais musique sur ton laptop tu fais du Piu Piu. C'est vraiment le son de Montréal".
Et justement, c'est grâce à cette communauté Canadienne, qui se tourne également vers la France que Noo-Bap a fait connaissance avec Dream Koala et sa musique. Plusieurs mois après la sortie de la Piu Piu Beat Tape Vol. 2, Noo-Bap sort un remix d'un morceau de Dream Koala, un "bricolage" génial du track We Can't Be Friends, qui rend très bien.
Sinon, au Québec, "c'est définitivement la culture française qui domine, à l'extérieur de Montréal, l'esthétique change complètement, les gens s'habillent pas pareil, Montréal ressemble beaucoup plus à Paris, c'est plus européen qu'américain. Si tu compares Montréal à n'importe quelle ville du Canada ou des Etats-Unis, tu vois vraiment que Montréal ou New York sont les villes qui ont le plus le style européen. C'est définitivement pour ça qu'il n'y a que le Piu Piu à Montréal. On inscrit notre genre, on a notre propre identité.
Je pense pas que beaucoup aillent en Europe pour exporter ce qu'on fait, y a pas d'artistes qui l'ont fait, en tout cas, not that I've ever heard of, à mon avis ça se limite beaucoup à Montréal pour l'instant, c'est dommage.
"C'est assez récent, c'est peut-être pour ça"
Ouais, y en a qui sont là depuis un bout, mais je sais pas pourquoi ... un beau jour on va être reconnus internationalement. C'est cool que ça reste local, parce qu'on s'auto-alimente. Genre entre nous on développe notre identité et notre son. C'est cool aussi parce qu'on a une culture vraiment différente du reste du Canada et ça ressort dans la musique.
Aussi, la musique ça tire un peu de partout, y a beaucoup de monde qui veut vivre à L.A. C'est normal d'aimer L.A. et de vouloir vivre là-bas, c'est le lifestyle. Moi je me verrais bien bouger en hiver, mais sinon, c'est vraiment nice à Montréal, j'adore ma ville. Je pense que les gens en dehors de Montréal sont down pour ce qu'on fait, je pense que Montréal devient une des grosses villes pour ce genre de musique avec le Piu Piu. Le Piu Piu ça devient vraiment un mouvement qui reach plus que Montréal, y a du monde qui est au courant des projets qui se passent ici et des artistes qui sont ici.
NOO-BAP
Quand je fais de la musique c'est vraiment perso. J'ai déjà essayé avec des amis de faire de la musique, ça marche pas vraiment, je suis plus un gars qui ferait des collabs avec moi-même. C'est plutôt quand j'arrive chez moi drunk après un vendredi soir, ça se passe en trente secondes, vraiment sur le coup, puis après je travaille en long terme. Des mois et des mois pour faire des petits détails, de l'arrangement
Quand j'ai démarré, j'avais comme quinze ans, j'ai commencé à jouer de la bass à quatorze ans. Quand j'ai commencé à faire du beat c'était purement hip-hop, tu sais, genre boom bap, avec des drums. Après j'ai commencé à être influencé par des gens comme Kenlo, sinon j'écoutais beaucoup de funk, c'était une grosse influence. Avant tout ce qui était comme weird, j'étais un peu plus conservateur, c'est un genre de musique qui ouvre l'esprit, tout ce chillwave ou expé ou lo-fi maintenant. En ce moment je suis sur un gros trip de Toro y Moi, Kenlo. Kenlo au niveau technique est super impressionant. Et puis fLako.
Sinon j'aime beaucoup faire du live, j'ai pas beaucoup d'expérience mais j'aime ça, j'aimerais trouver façon d'avoir un aspect plus live que de jouer de la musique et pousser boutons. Quelque chose de plus visuel, et j'aimerai chanter. En ce moment le live set est pas intéressant.
Je travaillais sur un clip aussi, c'était moins un clip qu'un genre de vidéo genre bricolage visuel. Je ferais pas de clips, je pense. Tous mes visuels je les fais moi-même donc je ferais ça définitivement tout seul. Je suis vraiment personnel dans mon truc : je fais les covers de mes albums, je fais pas écouter mes prods à quelqu'un avant de les sortir. Mes amis s'intéressent trop pas à ma musique, ça reste dans ma chambre et puis à un moment donné ça sort sur internet.
J'aimerais bien faire quelque chose de pas ordinaire. Ça serait trop beau de faire une B.O., j'adore les soundtracks en plus, ça doit vraiment être sympa. J'aime beaucoup la musique de films, parce que ça donne une dimension vraiment pointue. Surtout quand ils font des compositions ou des scores faites précisément pour ce film-là.
Dans le film de ma vie, je mettrais beaucoup de fusion, du jazz des années 70. J'ai des phases où j'écoute certains genre de musique, mais le jazz ça restera toujours-là. Flora Purim, c'est le genre de chillwave le plus early, c'est vraiment ce genre de musique là que je mettrais dans un film sur ma vie. De la musique joyeuse et enchantante.
J'écoute beaucoup de musique instrumentale, ce que j'aime avec cette musique, c'est que ça t'impose pas une idée, ça laisse à la personne qui l'écoute le choix de vivre la musique de la façon dont elle veut. Quand t'as les paroles, c'est un peu comme si tu prenais un beat instrumental et ça te fait penser un peu à un nuage. Et deux mois après y a quelqu'un qui va chanter dessus et qui parle des écureuils. Ça fuck un peu tout ce que t'avais imaginé, toutes les belles choses auxquelles ça te faisait penser ou ressentir. Ça t'as carrément imposé quelque chose avec l'écureuil, basically, quelque chose de carrément différent.
Ce qui est fun avec les morceaux qui sont vraiment bons, je trouve que c'est ceux qui un jour tu l'écoutes et t'es heureux, puis un autre jour tu l'écoutes t'es triste. Le morceau est tellement plein d'émotions, mais c'est rien de spécifique. C'est ça qui fait une bonne pièce, ça fait bien dans le contexte. C'est nice aussi d'avoir des shits qui sont vraiment précises, j'écoute pas beaucoup de musique triste, mais si quelqu'un aime écouter de la musique triste, il met ce joint-là quand il est triste puis, everything is fine. Y a des choses vraiments mystérieuses, t'es dans une situation comme si t'étais dans la forêt à trois heure du matin.
J'aime beaucoup le vibe naturel, exotique, un peu. Comme Inclosure de fLako, quelque chose d'assez ambiant, spacy, ou le nouveau LP de FlyLo. C'est une musique qui a son propre univers, la musique est elle-même.
La température dehors affecte beaucoup ce que j'écoute. Mais quand j'écoute de la musique, chaque chanson me fait penser à quelque chose de différent, et je renvoie la même chose pour les gens qui vont m'écouter. C'est à toi de vivre ça comme tu veux. Je pense pas à quelque chose de particulier quand je fais un morceau. Mais ça dépend, je pense que si tu fais de la musique, t'es naturellement affecté par ton humeur, par la température dehors et plein d'autres choses. Je me vois pas écrire quelque chose en pensant à ma mère, genre. Généralement je fais ça avec whatever comes out, je repense peut-être un peu à ma journée mais c'est tout.
Je fais beaucoup de musique au bord de l'eau, j'habite au Nord de l'île (de Montréal) je suis comme à cinq minutes de la rivière, et souvent l'été je passe là. Ça m'affecte beaucoup, d'être dehors, dans la nature, c'est pour ça que je hais l'hiver, parce que je reste à l'intérieur. Ça m'affecterai énormément de jouer dans un pays différent. J'ai pas fait de la musique ailleurs. J'ai été en Afrique du Sud, j'aimerais y retourner juste pour faire de la musique, je sais pas comment ce sera, mais je sais que ça sera vraiment différent, ça serait vraiment bizarre. Je serais sûrement près à faire quelque chose à l'opposé de ce que je fais d'habitude. Un des mes rêves c'est d'acheter tous les instruments qui existent et de faire des sons
LA MUSIQUE, LES KIDS, INTERNET
Par rapport à la musique de plus tard, je suis déjà épaté par ce qui sort aujourd'hui, plus tard je pourrais même pas imaginer ce qui sortira. C'est difficile d'imaginer les couleurs, mais "that shit gon be cray" sûrement. On pourrait avoir des shows avec pas seulement du visuel et du son mais t'as quelque chose de sensoriel, je sais pas. Par exemple, j'ai vu FlyLo en live, c'était mindblowing. Y avait un écran hologramme devant lui, tout ça. C'est nice d'avoir une expérience complète de la musique, une expérience visuelle. A Montréal y a vraiment du beau monde, pendant les shows y a vraiment une bonne ambiance, tout le monde se connait et ça affecte la qualité d'une soirée.
Avec les artistes de maintenant, y a quelque chose de nouveau et c'est toujours fun. En ce moment, y a beaucoup de mélanges de différents genres de musique, de beaux mélanges. Y a plus vraiment de genres, c'est juste de la musique qui sort.
Je trouve que ce serait super que je puisse apporter quelque chose de nouveau. Côté composition y a des artistes qui arrivent à écrire des détails, et changer des trucs dans les gammes. Je saurais pas expliquer, je voudrais essayer d'amener le plus au beats. C'est fun d'avoir une grosse bass et un gros snare mais on peut avoir plus de contenu musical.
C'est plus facile d'explorer avec le genre électronique, we can do whatever the fuck we want. Tu vois maintenant tout le monde fait des choses un peu weird avec la technologie. Alors que dans une autre époque si tu voulais t'embarquer dans la musique c'était moins évident. Maintenant , t'as des logiciels supers simplifiés, y a pas de notes, juste des petits carrés.
Les jeunes qui font de la musique, c'est fun, c'est bon, c'est super intéressant. Mais t'imagines le kid qui vient de terminer un beat et qui met ça sur soundcloud c'est quasiment trop accessible, c'est trop facile. La musicalité je pense pas que c'est quelque chose que tout le monde a, mais tout le monde a un laptop.
J'écoute pas les kids, je préfère écouter les grands maîtres. J'aime mieux regarder en haut qu'à côté. Je pense que naturellement les pas bons vont s'en rendre compte, et vont arrêter. Et ceux qui sont bons hopefully ils continuent, et font grande carrière. C'est sûr que soundcloud, et internet en général c'est super bon et super mauvais, comme les logiciels où on peut mettre les petits beats.
Noo-Bap, 19 ans
//soundcloud
//bandcamp
Tweeter
J'ai pu avoir une conversation avec le garçon qui se cache derrière le nom de Noo-Bap. Il a beaucoup parlé de sa ville, une des plus grandes du Canada et m'a expliqué certaines de ses particularités. On a aussi abordé des sujets qui reviennent souvent, mais ce qui était cool, c'est de découvrir une tout autre vision sur ces choses que sont la musique et internet. Alors je vous invite à les découvrir à votre tour, tout en écoutant les morceaux calmes, mais mystérieux de Noo-Bap.
MONTREAL
Niveau musique, ici, on trouve beaucoup d'artistes, surtout de hip-hop, et des producteurs qui touchent tous les genres. "Et la musique ambiante ou le Piu Piu, comme on l’appelle dont on va entendre parler si on se renseigne sur Montréal". Un jour, pendant un set, Vlooper a crié "'we make Piu Piu music", et le Piu Piu s'est répandu à la centaine d'artistes qui se sont jusqu'à maintenant placés sous l'étiquette Piu Piu. "Basically c'est de Montréal, si tu fais musique sur ton laptop tu fais du Piu Piu. C'est vraiment le son de Montréal".
Et justement, c'est grâce à cette communauté Canadienne, qui se tourne également vers la France que Noo-Bap a fait connaissance avec Dream Koala et sa musique. Plusieurs mois après la sortie de la Piu Piu Beat Tape Vol. 2, Noo-Bap sort un remix d'un morceau de Dream Koala, un "bricolage" génial du track We Can't Be Friends, qui rend très bien.
Sinon, au Québec, "c'est définitivement la culture française qui domine, à l'extérieur de Montréal, l'esthétique change complètement, les gens s'habillent pas pareil, Montréal ressemble beaucoup plus à Paris, c'est plus européen qu'américain. Si tu compares Montréal à n'importe quelle ville du Canada ou des Etats-Unis, tu vois vraiment que Montréal ou New York sont les villes qui ont le plus le style européen. C'est définitivement pour ça qu'il n'y a que le Piu Piu à Montréal. On inscrit notre genre, on a notre propre identité.
Je pense pas que beaucoup aillent en Europe pour exporter ce qu'on fait, y a pas d'artistes qui l'ont fait, en tout cas, not that I've ever heard of, à mon avis ça se limite beaucoup à Montréal pour l'instant, c'est dommage.
"C'est assez récent, c'est peut-être pour ça"
Ouais, y en a qui sont là depuis un bout, mais je sais pas pourquoi ... un beau jour on va être reconnus internationalement. C'est cool que ça reste local, parce qu'on s'auto-alimente. Genre entre nous on développe notre identité et notre son. C'est cool aussi parce qu'on a une culture vraiment différente du reste du Canada et ça ressort dans la musique.
Aussi, la musique ça tire un peu de partout, y a beaucoup de monde qui veut vivre à L.A. C'est normal d'aimer L.A. et de vouloir vivre là-bas, c'est le lifestyle. Moi je me verrais bien bouger en hiver, mais sinon, c'est vraiment nice à Montréal, j'adore ma ville. Je pense que les gens en dehors de Montréal sont down pour ce qu'on fait, je pense que Montréal devient une des grosses villes pour ce genre de musique avec le Piu Piu. Le Piu Piu ça devient vraiment un mouvement qui reach plus que Montréal, y a du monde qui est au courant des projets qui se passent ici et des artistes qui sont ici.
NOO-BAP
Quand je fais de la musique c'est vraiment perso. J'ai déjà essayé avec des amis de faire de la musique, ça marche pas vraiment, je suis plus un gars qui ferait des collabs avec moi-même. C'est plutôt quand j'arrive chez moi drunk après un vendredi soir, ça se passe en trente secondes, vraiment sur le coup, puis après je travaille en long terme. Des mois et des mois pour faire des petits détails, de l'arrangement
Quand j'ai démarré, j'avais comme quinze ans, j'ai commencé à jouer de la bass à quatorze ans. Quand j'ai commencé à faire du beat c'était purement hip-hop, tu sais, genre boom bap, avec des drums. Après j'ai commencé à être influencé par des gens comme Kenlo, sinon j'écoutais beaucoup de funk, c'était une grosse influence. Avant tout ce qui était comme weird, j'étais un peu plus conservateur, c'est un genre de musique qui ouvre l'esprit, tout ce chillwave ou expé ou lo-fi maintenant. En ce moment je suis sur un gros trip de Toro y Moi, Kenlo. Kenlo au niveau technique est super impressionant. Et puis fLako.
Sinon j'aime beaucoup faire du live, j'ai pas beaucoup d'expérience mais j'aime ça, j'aimerais trouver façon d'avoir un aspect plus live que de jouer de la musique et pousser boutons. Quelque chose de plus visuel, et j'aimerai chanter. En ce moment le live set est pas intéressant.
Je travaillais sur un clip aussi, c'était moins un clip qu'un genre de vidéo genre bricolage visuel. Je ferais pas de clips, je pense. Tous mes visuels je les fais moi-même donc je ferais ça définitivement tout seul. Je suis vraiment personnel dans mon truc : je fais les covers de mes albums, je fais pas écouter mes prods à quelqu'un avant de les sortir. Mes amis s'intéressent trop pas à ma musique, ça reste dans ma chambre et puis à un moment donné ça sort sur internet.
J'aimerais bien faire quelque chose de pas ordinaire. Ça serait trop beau de faire une B.O., j'adore les soundtracks en plus, ça doit vraiment être sympa. J'aime beaucoup la musique de films, parce que ça donne une dimension vraiment pointue. Surtout quand ils font des compositions ou des scores faites précisément pour ce film-là.
Dans le film de ma vie, je mettrais beaucoup de fusion, du jazz des années 70. J'ai des phases où j'écoute certains genre de musique, mais le jazz ça restera toujours-là. Flora Purim, c'est le genre de chillwave le plus early, c'est vraiment ce genre de musique là que je mettrais dans un film sur ma vie. De la musique joyeuse et enchantante.
J'écoute beaucoup de musique instrumentale, ce que j'aime avec cette musique, c'est que ça t'impose pas une idée, ça laisse à la personne qui l'écoute le choix de vivre la musique de la façon dont elle veut. Quand t'as les paroles, c'est un peu comme si tu prenais un beat instrumental et ça te fait penser un peu à un nuage. Et deux mois après y a quelqu'un qui va chanter dessus et qui parle des écureuils. Ça fuck un peu tout ce que t'avais imaginé, toutes les belles choses auxquelles ça te faisait penser ou ressentir. Ça t'as carrément imposé quelque chose avec l'écureuil, basically, quelque chose de carrément différent.
Ce qui est fun avec les morceaux qui sont vraiment bons, je trouve que c'est ceux qui un jour tu l'écoutes et t'es heureux, puis un autre jour tu l'écoutes t'es triste. Le morceau est tellement plein d'émotions, mais c'est rien de spécifique. C'est ça qui fait une bonne pièce, ça fait bien dans le contexte. C'est nice aussi d'avoir des shits qui sont vraiment précises, j'écoute pas beaucoup de musique triste, mais si quelqu'un aime écouter de la musique triste, il met ce joint-là quand il est triste puis, everything is fine. Y a des choses vraiments mystérieuses, t'es dans une situation comme si t'étais dans la forêt à trois heure du matin.
J'aime beaucoup le vibe naturel, exotique, un peu. Comme Inclosure de fLako, quelque chose d'assez ambiant, spacy, ou le nouveau LP de FlyLo. C'est une musique qui a son propre univers, la musique est elle-même.
La température dehors affecte beaucoup ce que j'écoute. Mais quand j'écoute de la musique, chaque chanson me fait penser à quelque chose de différent, et je renvoie la même chose pour les gens qui vont m'écouter. C'est à toi de vivre ça comme tu veux. Je pense pas à quelque chose de particulier quand je fais un morceau. Mais ça dépend, je pense que si tu fais de la musique, t'es naturellement affecté par ton humeur, par la température dehors et plein d'autres choses. Je me vois pas écrire quelque chose en pensant à ma mère, genre. Généralement je fais ça avec whatever comes out, je repense peut-être un peu à ma journée mais c'est tout.
Je fais beaucoup de musique au bord de l'eau, j'habite au Nord de l'île (de Montréal) je suis comme à cinq minutes de la rivière, et souvent l'été je passe là. Ça m'affecte beaucoup, d'être dehors, dans la nature, c'est pour ça que je hais l'hiver, parce que je reste à l'intérieur. Ça m'affecterai énormément de jouer dans un pays différent. J'ai pas fait de la musique ailleurs. J'ai été en Afrique du Sud, j'aimerais y retourner juste pour faire de la musique, je sais pas comment ce sera, mais je sais que ça sera vraiment différent, ça serait vraiment bizarre. Je serais sûrement près à faire quelque chose à l'opposé de ce que je fais d'habitude. Un des mes rêves c'est d'acheter tous les instruments qui existent et de faire des sons
LA MUSIQUE, LES KIDS, INTERNET
Par rapport à la musique de plus tard, je suis déjà épaté par ce qui sort aujourd'hui, plus tard je pourrais même pas imaginer ce qui sortira. C'est difficile d'imaginer les couleurs, mais "that shit gon be cray" sûrement. On pourrait avoir des shows avec pas seulement du visuel et du son mais t'as quelque chose de sensoriel, je sais pas. Par exemple, j'ai vu FlyLo en live, c'était mindblowing. Y avait un écran hologramme devant lui, tout ça. C'est nice d'avoir une expérience complète de la musique, une expérience visuelle. A Montréal y a vraiment du beau monde, pendant les shows y a vraiment une bonne ambiance, tout le monde se connait et ça affecte la qualité d'une soirée.
Je trouve que ce serait super que je puisse apporter quelque chose de nouveau. Côté composition y a des artistes qui arrivent à écrire des détails, et changer des trucs dans les gammes. Je saurais pas expliquer, je voudrais essayer d'amener le plus au beats. C'est fun d'avoir une grosse bass et un gros snare mais on peut avoir plus de contenu musical.
C'est plus facile d'explorer avec le genre électronique, we can do whatever the fuck we want. Tu vois maintenant tout le monde fait des choses un peu weird avec la technologie. Alors que dans une autre époque si tu voulais t'embarquer dans la musique c'était moins évident. Maintenant , t'as des logiciels supers simplifiés, y a pas de notes, juste des petits carrés.
Les jeunes qui font de la musique, c'est fun, c'est bon, c'est super intéressant. Mais t'imagines le kid qui vient de terminer un beat et qui met ça sur soundcloud c'est quasiment trop accessible, c'est trop facile. La musicalité je pense pas que c'est quelque chose que tout le monde a, mais tout le monde a un laptop.
J'écoute pas les kids, je préfère écouter les grands maîtres. J'aime mieux regarder en haut qu'à côté. Je pense que naturellement les pas bons vont s'en rendre compte, et vont arrêter. Et ceux qui sont bons hopefully ils continuent, et font grande carrière. C'est sûr que soundcloud, et internet en général c'est super bon et super mauvais, comme les logiciels où on peut mettre les petits beats.
Noo-Bap, 19 ans
//soundcloud
//bandcamp
Tweeter
Maeva, 18, Berkeley CA/Lyon FR


